Le jour où le monde s’est arrêté

Sentez-vous comme la Nature est heureuse cette année pour son réveil printanier ? Et ça, ça me rend heureuse.

Jamais ma clématite n’a été aussi épanouie, aussi généreuse, aussi belle.

Jamais les oiseaux n’ont autant chanté l’arrivée du printemps, jamais ils n’ont volé aussi librement. Enfin, le ciel leur appartient.

Jamais le silence n’a été aussi présent, reposant et ressourçant.

Notre Terre, notre précieux véhicule cosmique, vibre de joie. Et juste envie de vibrer comme elle…

Jamais le vert des feuilles n’a été aussi vert, aussi profond.

Jamais les arbres n’ont respiré aussi profondément, ni moi.

Ralentir, s’arrêter, se poser… Observer, ressentir, relâcher… Et s’harmoniser avec la vibration naturelle.

Le monde s’est arrêté dans une brutalité surprenante, dans une urgence vitale.

Il y a ceux qui étaient prêts.

Et il y a ceux qui ne perçoivent pas, qui ne sentent plus, qui vibrent trop bas. Le fossé semble se creuser, les incompréhensions s’accentuer, les différences se révéler.

Refus de reconnaître ce qui est et d’accepter ce qui s’impose à nous tous. Eviter à tout prix de s’arrêter pour écouter, comprendre et réfléchir.

Il y a ceux qui ont respecté la vie et posé leur première pierre pour commencer à construire ensemble le monde de demain, et ceux qui ont résisté et sont restés dans le monde d’hier.

Carnets

Depuis l’adolescence je remplis des carnets.

Car j’aime ces petits objets, mignons et colorés que je prends plaisir à choisir dans des papèteries où je flâne durant des heures…attirée par des animaux rigolos, hérisson bleu ou autre chouette rose (ça c’est mon côté régressif), ou par des fleurs romantiques et des matières brutes (ça c’est mon côté nature).

Mais aussi car j’aime écrire. Jouer avec les mots et les écouter chanter. Me soulager des mots trop lourds, reflets de mes maux.

Carnet personnel, carnet lunaire, carnet de yoga, carnet de poèmes, carnet de rêves…

Et puis aujourd’hui, l’envie d’ouvrir mes carnets et de laisser s’envoler mes textes.